Ca suffit, enfin "ça aurait suffit".
Il y a des choses qui me mettent hors de moi. Excuser mon excès de colère mais je me le permets ici. Seulement.
Si dans cette phrase, vous y voyez un compliment, vous êtes bien les seuls. Pour ma part, le compliment est totalement effacé derrière le pronom possessif. Car je ne suis pas ta Sarah. Je ne suis la Sarah de personne et surtout pas d'un client manipulateur. Il ne l'aurait jamais fait à une femme de 50 ans, il ne l'aurait jamais dit à un partenaire masculin. Et puis... ce n'est pas son seul écart de protocole.
Costard-cravatte, qui es-tu pour te rendre si réducteur envers moi?
On me dit que mes ressentis envers ces brins piquants de machisme sont trop violents, que mes expériences ont exacerbés mes pensées féministes. Quand c'est tes proches qui réellement pensent que tu devrais mettre de l'eau dans ton vin, t'adoucir un peu face à ces blagues sexistes de collègues. Car il faudrait vraiment que tu travailles sur toi-même... Tu te sens encore plus mal. Encore plus mal que tous ces pics que tu as pu ressentir vis-à-vis de ton genre. Parce qu'avec ces commentaires, on me dit que c'est peut-être moi qui ai un problème. Et pas le reste du monde. C'est peut-être ça.
Mais je continuerai à penser bien fort que j'ai le droit de ne pas subir ces paroles. Que j'ai le droit de ne pas les aimer, que j'ai le droit de penser que c'était que des types peu conscients de la portée réductrice de leur paroles et de leur attitude. Ou justement très conscients de leur soi-disant ascendant.
"Tu es top, Sarah." : ça suffisait.
Dans un cadre exclusivement professionnel, après un mail clair et explicatif au sujet des choses que j'attends de leur part, je reçois en unique réponse: "T'es top ma Sarah". Sorti de nulle part, un partenaire de travail me brosse dans le sens du poil, me lance un condescendant Ma Sarah, pour adoucir le cadre professionnel.
| La représentation de ce type, selon moi. |
Costard-cravatte, qui es-tu pour te rendre si réducteur envers moi?
On me dit que mes ressentis envers ces brins piquants de machisme sont trop violents, que mes expériences ont exacerbés mes pensées féministes. Quand c'est tes proches qui réellement pensent que tu devrais mettre de l'eau dans ton vin, t'adoucir un peu face à ces blagues sexistes de collègues. Car il faudrait vraiment que tu travailles sur toi-même... Tu te sens encore plus mal. Encore plus mal que tous ces pics que tu as pu ressentir vis-à-vis de ton genre. Parce qu'avec ces commentaires, on me dit que c'est peut-être moi qui ai un problème. Et pas le reste du monde. C'est peut-être ça.
Mais je continuerai à penser bien fort que j'ai le droit de ne pas subir ces paroles. Que j'ai le droit de ne pas les aimer, que j'ai le droit de penser que c'était que des types peu conscients de la portée réductrice de leur paroles et de leur attitude. Ou justement très conscients de leur soi-disant ascendant.
"Tu es top, Sarah." : ça suffisait.
Ps. Ce texte a été écrit en 2019, il y a près de 7 ans . Resté dans mes brouillons depuis... Et au hasard, je l'ai retrouvé. A sa lecture, je ressens encore la rage me taper le ventre et me fermer la gorge. Je me souviens du client, heureusement depuis il ne l'est plus (croyez-moi, la condescendance, ce n'était pas là son seul défaut).
Je crois avoir jugé ce texte trop fébrile, trop énervé, trop... pour qu'il soit publié. Mais avec le recul, je constate que l'émotion y est vivante et dénote d'une réalité qu'il faut montrer. Alors je le publie tel quel, sans retouche (si ce n'est le titre).
Aujourd'hui, je n'entendrai pas les commentaires de mon entourage, pour deux raisons que j'applaudis. La première c'est que je n'y porterai pas de crédit, preuve en est que mon assurance a grandi. La deuxième est que ceux-ci, ces mêmes proches, ont depuis, je le crois, évoluer vers une conscience plus accrue de ces commentaires réducteurs.
Aujourd'hui, je n'entendrai pas les commentaires de mon entourage, pour deux raisons que j'applaudis. La première c'est que je n'y porterai pas de crédit, preuve en est que mon assurance a grandi. La deuxième est que ceux-ci, ces mêmes proches, ont depuis, je le crois, évoluer vers une conscience plus accrue de ces commentaires réducteurs.
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